26 octobre 2020

Retrouver une qualité de vie après une perte auditive

Audioprothèse

Le déficit auditif, touchant plus de 6 millions de Français, peut être lourd de conséquences s’il n’est pas détecté, mesuré et éventuellement corrigé par des aides auditives. Pernicieux, on minimise trop souvent son impact sur la santé physique et psychique. Pourquoi agir vite ?

Faire répéter ses interlocuteurs, d’autant plus dans un contexte bruyant, avoir l’impression qu’ils articulent mal doivent alarmer. En laissant le déni s’instaurer, chacun s’expose à une mise en retrait professionnelle, sociale, personnelle, voire scolaire lourde de conséquences : le musicien exclu du groupe, l’ainé replié sur lui-même se jugeant incompris alors que victime de sa propre incompréhension, … Au-delà de cet isolement, il s’avère que le déficit auditif accélère le vieillissement cognitif. Pour preuve, une réduction de la performance auditive de 25 décibels équivaut au résultat obtenu pour une population plus âgée de 6,8 ans.

Un centre dédié pour envisager sereinement les prothèses

L’intervention des proches réveillant la prise de conscience peut être salvatrice, au même titre qu’un examen réalisé par un ORL prescrivant le cas échéant le port d’audioprothèses. C’est pourquoi MG Services, filiale de La Mutuelle Générale, s’est entouré des meilleurs spécialistes au Centre Médical Jack Senet, s’octroyant les compétences de Jean-Louis Horvilleur*, audioprothésiste de renom impliqué dans la prévention (« pas trop fort, pas trop longtemps et pas trop souvent ! ») et la correction auditive. Un métier méconnu demandant des connaissances techniques, psychoacoustiques et une sensibilité humaine que ce musicien fan d’Heavy Metal retranscrit dans son approche et à travers son blog.

« Les appareils du 3ème millénaire de type II associent confort et performance. Ils se dotent de fonctionnalités telles que la connectivité smartphone, l’ouverture sur l’internet des objets, le rechargement ou encore le téléréglage à distance. Des prothèses de types I, « Reste à charge 0 », choisies pour leur performance au sein de leur gamme, peuvent être également préconisées. Pour atteindre le résultat optimal, la personnalisation résultant d’un travail d’équipe entre « patient et moi » et le dépassement des calculs de l’ordinateur grâce à un mélange de techniques objectives et de tests de subjectivité sont nécessaires. Écouter son patient permet un réglage sur-mesure, minutieux » explique J.L Horvilleur.

Et si on passait à une nouvelle audition ?

Pourquoi s’en priver ? C’est la question que se pose Mme T J-F, patiente récemment appareillée dont le témoignage vaut tous les discours : « J’ai consulté l’ORL du Centre Jack Senet pour un problème de vertige. Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’un bilan par audiogramme a révélé la perte des sons aigus des deux oreilles ! Doutant de la nécessité d’un appareillage, l’argument du médecin parlant d’une déficience de mon cerveau à terme m’a convaincue. Aujourd’hui à 78 ans, je retrouve les plaisirs de la vie. Pianiste, mon oreille musicale ne supportait plus le son devenu dur et métallique des soprano, préférant les voix graves des ténors. Grâce à l’écoute attentive de Mr Horvilleur, son choix de prothèses (si confortables que j’ai tendance à les oublier) et leur réglage, j’ai le plaisir de redécouvrir en plus d’une vraie qualité de communication, la beauté d’une voix sopranos, le son aigu d’un violon ! Si vous m’accordez le mot de la fin, je préconiserais à tous le dépistage et l’appareillage précoces pour ne pas se priver de toutes les belles émotions qui pigmentent l’existence. »

*Président du conseil scientifique de Bruitparif; contributeur au texte de loi sur les Musiques amplifiées de 2017 et au programme #makelisteningsafe de l’OMS ; journaliste testeur du magazine phare Guitar Part, conférencier et formateur.